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点墨柳州:一场在山水与人文之间展开的文明致敬
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点墨柳州:一场在山水与人文之间展开的文明致敬

Toucher Liuzhou d’un trait d’encre

Un hommage de civilisation déployéentre paysages et humanité

十九日上午,晨光尚带着薄雾,法国美术家协会主席雷米·艾融一行,缓步走进柳侯祠。古柏静立,碑刻无言,千年风骨在此沉潜。柳宗元不在,却仿佛又无处不在——在清风拂过檐角的回响里,在石径蜿蜒的深处,在那份“以文载道、以心观世”的精神之中。

这是一次并非礼节性的“拜会”。艺术家们在祠前驻足良久,低声交流,像是在与一位跨越千年的朋友对话。雷米主席轻声说道:真正的文化,从不需要翻译,它会在时间中彼此认出。这一刻,法国的艺术传统与唐代的文人风骨,完成了一次静默而深刻的相遇。

离开柳侯祠,一行人走进。画院不喧哗,却自有气度。古筝乐曲从院外飘进院内格外悠扬,画院墙上悬挂的古画作品,有山水的留白,也有草庐的节奏;有水墨的呼吸,也有时代的脉搏。柳州市文广旅游局莫宇清副局长、柳州画院院长张同刚热情会见并陪同交流,言谈之间,并不急于介绍“成果”,而是从创作方法、审美根源、艺术教育谈起。

艺术,在这里并非被“展示”,而是被“生活着”。

在柳州市文广旅游局莫宇清副局长,柳州画院院长张同刚陪同下,法国美协主席雷米现场作画。/北欧时报

随后,柳州画院邀请写生活动在院内与园林间展开。画架立起,调色板摊开,法国艺术家或坐或立,目光在树影、水面与远处屋檐之间来回游走。柳州的美,不在壮阔,而在温润:一段石桥的曲线、一株老树的姿态、一片水色在光影中缓慢变幻。雷米主席亲自提笔,点墨于纸。那一笔并不追求“像”,而是在捕捉气息——一种属于柳州的、从容而内敛的气息。

围观的本地艺术家与青年学生静静站立,彼此交换眼神。无需翻译,画面本身已完成了交流。这是艺术最本真的时刻:不是“讲给别人听”,而是“让彼此看见”。

法国美协副主席娜塔莉现场油画:布上柳州。/北欧时报

在交流中,雷米主席多次提到,希望未来能进一步推动中法艺术家的双向交流——让柳州的艺术家走进法国,在巴黎、里昂或南法小城举办画展;也让法国的艺术家回到柳州,在山水之间继续对话。

法国美协主席雷米未完之作:柳侯公园。/北欧时报

这并非客套,而是一种判断。他看到的,不只是柳州的风景,更是一种完整而自洽的文化生态:有历史、有当下,有学院、有民间,有山水为底色,也有人心为核心。

午后的阳光渐渐明亮,画布上的色彩慢慢干透。这一日的柳州,没有宏大的仪式,却留下了更长久的回响——在画布上,在记忆里,也在未来尚未展开的中法艺术行程之中。

若说艺术交流是一条河,那么这一天,柳宗元的思想是源头,柳州的山水是河床,而来自法国的画笔,正是那顺流而下、又折返相望的水光。

点墨柳州,不止于一幅画。它是一场文明之间的致敬,也是一段刚刚开始的同行之路。

Toucher Liuzhou d’un trait d’encre

Un hommage de civilisation déployéentre paysages et humanité

Le matin du dix-neuvième,alors que la lumière du jourétait encore voilée d’une légère brume,le président de l’Association française des artistes,M.Rémy Aron,accompagnéde sa délégation,entra lentement dans leTemple de Liuhou.Les cyprès anciens se tenaient immobiles,les stèles demeuraient silencieuses,et mille ans d’esprit lettrésemblaient y reposer en profondeur.Liu Zongyuan n’yétait plus,et pourtant il paraissait partout présent—dans le murmure du vent frôlant les avant-toits,dans les sentiers de pierre sinueux,dans cette pensée qui consisteà«porter la voie par l’écriture et contempler le monde par le cœur».

Il ne s’agissait nullement d’une visite protocolaire.Devant le sanctuaire,les artistes s’arrêtèrent longuement,échangeantàvoix basse,comme s’ils dialoguaient avec un ami venu de l’autre rive des siècles.M.Rémy Aron murmura alors:«La véritable culture n’a pas besoin d’être traduite;elle se reconnaîtàtravers le temps.»Àcet instant précis,la tradition artistique française et la noblesse spirituelle des lettrés de la dynastie Tang se rencontrèrent dans un silence profond et sincère.

Après avoir quittéle Temple de Liuhou,la délégation entraàl’Académie de peinture de Liuzhou.Le lieu n’était ni bruyant ni démonstratif,mais portait uneélégance naturelle.Une musique de guzheng,venue de l’extérieur,flottait doucement dans la cour.Sur les mursétaient accrochées desœuvres anciennes:certaines laissaient respirer les paysages,d’autres suggéraient le rythme discret des chaumières;on y percevaitàla fois le souffle de l’encre et le battement de l’époque.M.Mo Yuqing,vice-directeur du Bureau municipal de la culture,de la radio,de la télévision et du tourisme de Liuzhou,ainsi que M.Zhang Tonggang,directeur de l’Académie de peinture de Liuzhou,accueillirent chaleureusement la délégation et participèrent auxéchanges.Les conversations ne portèrent pas d’abord sur des«réalisations»,mais sur les méthodes de création,les racines esthétiques et l’enseignement de l’art.

Ici,l’art n’était pas simplement exposé—ilétait vécu.

Par la suite,l’Académie invita les artistes françaisàune séance de peinture sur le motif,organisée dans la cour et les jardins.Les chevalets furent installés,les palettes ouvertes;les artistes,assis ou debout,laissaient leurs regards circuler entre l’ombre des arbres,la surface de l’eau et les toits lointains.La beautéde Liuzhou ne réside pas dans la grandeur spectaculaire,mais dans la douceur:la courbe d’un pont de pierre,la posture d’un vieil arbre,une nappe d’eau dont la couleur se transforme lentement sous la lumière.M.Rémy Aron prit lui-même le pinceau et posa l’encre sur le papier.Son geste ne cherchait pas la ressemblance,mais la respiration—une respiration propreàLiuzhou,calme,retenue,intérieure.

Autour,artistes locaux et jeunesétudiants observaient en silence,échangeant parfois un regard.Nul besoin de traduction:l’image accomplissait déjàle dialogue.C’était l’instant le plus authentique de l’art—non pas«raconteràl’autre»,maisse rendre mutuellement visibles.

Au fil deséchanges,M.Rémy Aron exprimaàplusieurs reprises son souhait de renforceràl’avenir leséchanges artistiques sino-français:permettre aux artistes de Liuzhou d’exposer en France,àParis,àLyon ou dans des villes du sud;et inviter les artistes françaisàreveniràLiuzhou,pour poursuivre ce dialogue entre montagnes et eaux.

Ce n’était pas une formule de courtoisie,mais une conviction.Ce qu’il avait perçu n’était pas seulement le paysage de Liuzhou,mais unécosystème culturel cohérent et vivant:un lieu oùcoexistent l’histoire et le présent,les institutions et la création populaire,oùles paysages forment la toile de fond et oùl’humain demeure au centre.

Àmesure que l’après-midi avançait,la lumière devenait plus franche et les couleurs sur les toiles séchaient lentement.Ce jour-là,Liuzhou ne connut ni cérémonial grandiose ni mise en scène excessive,mais laissa une résonance durable—sur les toiles,dans les mémoires,et dans les futurs itinéraires artistiques sino-français encoreàvenir.

Si l’échange artistique est un fleuve,alors ce jour-là,la pensée de Liu Zongyuan en fut la source,les paysages de Liuzhou le lit,et les pinceaux venus de France,cette lumière mouvante de l’eau,avançant avec le courant tout en se reflétant en retour.

Toucher Liuzhou d’un trait d’encre ne se limite pasàune peinture.C’est un hommage entre civilisations,et le commencement d’un chemin parcouru ensemble.

柳州画院赠送画册纪念。/北欧时报 感谢柳州文广旅游局、柳州画院

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